RÉSEAU PLANÈTE QUÉBEC : Planète Québec - Ma Planète - Planète Généalogie - Planète Cuisine
Bienvenue, identifiez-vous ou inscrivez-vous !
SIGNETS
29 369 122 données


Coffret 6 volumes des Trésors


Prix: 79.99



FORUM
Derniers messages | Mes sujets | Forum de ma page personnelle | Ma configuration | Mes abonnements
view_topic
Ajouter une réponse
Jan 21 2011, 9:25 pm - Répondu par: sergegoudreau

Réponse privée

Voici mes notes de recherches sur Barthélemy Minaik, chef innu de Sept-Îles

 

Barthélemy Meneik, baptisé le 5 juin 1820 à Sept-Îles, fils de Charles Minaik et de Marie Petapanukueu, se marie vers 1835 (acte non retracé) à Anne Riverin dit Apitshitshit, baptisée le 11 juin 1820 à Godbout, fille de François Riverin, connu sous le nom de Jean-François Tshishiriniu et de Marie Mishtaiskueu, et petite-fille du canadien Antoine Riverin et de Marie-Josèphe Keneu. En 1822, la famille Riverin est associée au poste de traite de la rivière Godbout avec une dette de 1803 castors en marchandises de traite[1]. Barthélemy Minaik et Anne Riverin, son épouse, s’implante au poste de Sept-Îles après leur mariage et le jeune couple donne naissance à 14 enfants entre 1835 et 1863. Le journal du poste de traite de Sept-Îles (1849-1857) rapporte plusieurs événements relatifs à la famille de Barthélemy Minaik. Le 20 octobre 1849, la famille Minaik se présente au poste pour enterrer le corps de l’un de leurs enfants. Le 13 décembre, ils sont de retour au poste afin d’y chasser le phoque d’hiver car ils n’ont plus rien pour subsister dans les terres. Dès que la chasse au phoque est terminée, ils retournent à l’intérieur des terres pour y chasser les animaux à fourrures. Le 23 mai 1850, ils sont de retour au poste de Sept-Îles pour y porter les résultats de leur chasse. Le 15 décembre 1855, Barthélemy Minaik se présente au poste de traite et il précise que son « party » se trouve campé à trois jours de marche. Le 27 décembre, la famille Minaik envisage de se rendre chasser le phoque à la pointe à la Chasse. Barthélemy Minaik paraît être un chasseur montagnais qui ne s’éloigne guère du poste de traite car la chasse au phoque l’y ramène à la fin décembre.

 

Le montagnais Barthélemy Minaik est une figure de premier plan au poste de traite de Sept-Îles. Dès 1851, le père Flavien Durocher le qualifie de grand conseiller auprès du grand chef Jean-Baptiste Estlo, de Betsiamites[2]. Le 30 juin 1861, il cosigna avec le chef Dominique, de Sept-Îles, une lettre adressée au gouvernement pour protester contre l’interdiction de pêcher le saumon dans la rivière Moisie[3]. En 1864, il devint chef de la bande de Sept-Îles à la suite du décès de Dominique Kukuenimuku. Les archives des Affaires indiennes font état de plusieurs correspondances du chef Barthélemy. En mai 1874, il remercie les autorités gouvernementales pour l’envoi de marchandises à Sept-Îles et il souhaite recevoir une provision de farine avant la fin juillet afin d’en assurer la distribution aux Montagnais qui quittent la côte au début d’août pour l’intérieur des terres[4]. À titre de chef de bande, Barthélemy Minaik assuma un rôle important dans la distribution de provisions de farine que le gouvernement accordait aux Montagnais en guise de compensation pour le droit de pêche au saumon sur la rivière Moisie.

 

Au recensement de 1861, la famille de Barthélemy Minaik réside à la rivière Moisie. Près d’une vingtaine de personnes sont recensées au sein de cette famille élargie, composée de Barthélemy Minaik, fils, époux de Cécile Vollant, du Nascapi Thomas Utelni époux d’Anne Minaik, de Jérôme Uapatik époux de Marie-Josèphe et de Charles Kassikueu époux de Cécile Minaik[5]. Barthélemy Minaik, père, est également recensé au poste de Sept-Îles en 1871[6] ainsi qu’en 1881[7]. Il serait décédé vers 1885. Au début du 20e siècle, le patronyme Minaik, qui signifie « épinette blanche » en français, est remplacé par celui de Pinette. La descendance de Barthélemy Minaik s’est donc perpétuée sous le patronyme Pinette dans la réserve montagnaise de Uashat-Maliotenam.

 

L’ascendance de Barthélemy Minaik trouve ses racines dans la région de Sept-Îles. Il est le fils de Charles Minaik, baptisé le 20 mai 1792 à Sept-Îles, et de Marie Petapanukueu, baptisée le 24 mai 1792 à Mingan, mariage célébré le 12 juillet 1815 à Sept-Îles. Charles Minaik apparaît sur la liste des dettes montagnaises du poste de Sept-Îles de 1822[8]. Il est le fils de François Uabiskateu, baptisé le 1er juillet 1761 aux Îlets-Jérémie, et de Catherine Pepekush, baptisée le 20 juillet 1767 à Tadoussac, mariage célébré vers 1784 (acte non retracé). Les deux futurs époux seraient natifs de Sept-Îles. François Uabiskateu apparaît sur la liste des dettes montagnaises du poste de Sept-Îles de 1786[9]. Il est le fils d’Alexis Tauaskabau et de Jeanne Uashabanukueu, entrevues au baptême le 16 juin 1758, dont le mariage fut célébré le 15 juin 1758 à Sept-Îles[10]. Cette lignée montagnaise possède donc des racines très anciennes dans la région de Sept-Îles.

 

 



[1] HBCA, King’s Posts Papers, bobine 1M 127, E20/1, List des dettes dus par les sauvages de la Rivierre Godbout à Hudsons Bay Coy, folio 206.

[2] BAC, Affaires indiennes, bobine C-13384, RG10, A, 3, vol. 608, p. 52135.

[3] Henry Youle Hind, Explorations in the interior of the Labrador Peninsula the country of the Montagnais and Nasquapee Indians, London, Longman, Green, Longman, Roberts, & Green, 1863, vol. 2, p. 115-116.

[4] BAC, Affaires indiennes, bobine C-11113, RG10, B, 3, vol. 1929, dossier 003297.

[5] BAC, recensement de 1861, bobine C-1316, district 495, comté de Saguenay, Rivière Moisie, folio 63.

[6] BAC, recensement de 1871, bobine C-10350, district 152, Labrador, sous district h2, Sauvages de Sept-Îles, folio 4.

[7] BAC, recensement de 1881, bobine C-13209, district 76, Chicoutimi et Saguenay, sous-district FF2, Unorganized territory, folio 22.

[8] HBCA, King’s Posts Papers, bobine 1M 127, E20/1, List of Indian Debts due to the Hudsons Bay Company at Seven Islands, folio 205.

[9] BAnQ, Cour des Plaidoyers communs du district de Québec, TL15/41, dossier 3386, Debts des Sauvages de Sept Isles rédigé par Maurice Beauharnois, 16 août 1786.

[10] Léo-Paul Hébert, Le troisième registre de Tadoussac, Presses de l’Université du Québec, Montréal, 1976, p. 162 et 195.

Jan 22 2011, 3:45 pm - Répondu par: sergegoudreau

Réponse privée

Les famillles Jenniss sont-elles Malécites ??

 

L'origine des familles Jenniss n'a jamais été établi avec certitude bien que ces familles fassent maintenant partie de la bande malécite de Viger. Lorqu'on effectue l'ascendance des Jenniss, nous obtenons un premier ancêtre qui se marie à Trois-Rivières le 10 juillet 1843.  Et l'acte se lit ainsi :

 

"Entre Nicolas fils majeur de feu Nicolas sauvage abénaquis et de defunte Marie Anne du village de Becancour d'une part, et d'Ursule Isabelle fille mineure d'Augustin Isabelle journalier et de defunte Louise Cha8iganet de cette paroisse d'autre part"

 

Si l'on s'en tient strictement à cet acte de mariage, il paraît évident qu'il faudrait rattacher les familles Jennis aux Abénaquis de Wolinak (Becancour). Cependant, la consultation du registre de Becancour ne donne aucune information sur le couple Nicolas et Marie-Anne. D'où vient donc ce couple ? En consultant d'autres registres, nous avons obtenu certaines pistes de recherche. Voici une liste de documents que nous avons retracé sur ce couple :

 

1) Baptême d'un enfant le 20 février 1815 à Kamouraska - Sauvage

2) Baptême d'un enfant (Nicolas) le 23 janvier 1820 à Trois-Pistoles - Sauvage

3) Baptême d'un enfant le 23 août 1821 à Lévis - Malécite

4) Sépulture d'un enfant le 24 août 1821 à Lévis - Malécite

5) Remariage de Nicolas, père, le 18 août 1823 à Lévis - Malécite

6) Mariage d'un enfant le 18 juillet 1827 à Lévis - Abénaquis

7) Mariage d'un enfant le 19 août 1829 à Lévis - Malécite

8) Mariage d'un enfant le 10 juillet 1843 à Trois-Rivières - Abénaquis

 

Nicolas, fils, est donc baptisé à Trois-Pistoles en 1820, et se marie à Trois-Rivières en 1843. Lors de sa naissance, il est simplement qualifié de sauvage alors qu'en 1843 il semble intégré aux Abénaquis de Becancour. Par la suite, le jeune couple ira s'établir au Saguenay.

 

En définitive, le couple Nicolas et Marie-Anne semble provenir du Bas-Saint-Laurent (Kamouraska et Trois-Pistoles).  Ce couple apparaît une première fois dans les registres du Bas-Saint-Laurent en 1815. Et comme cette région est largement fréquentée par les Malécites de la rivière Saint-Jean (Nouveau-Brunswick), il semble permis de croire qu'ils appartiennent vraiment à la nation Malécite.

 

Serge Goudreau

Jan 23 2011, 1:06 pm - Répondu par: sergegoudreau

Réponse privée

Agathe Gagné , prétendue Montagnaise,  selon certains généalogistes, alors qu'il s'agit simplement d'une enfant illégitime

 

Extrait d'un texte de Mario Lalancette publié dans le journal "L'Écho des Murray", 2010

 

Le 14 mai 1857, à St-Fidèle de Mount-Murray, lorsque François-Xavier Gagné dit Murray, de Rivière-aux-Canards, fils de feu Joseph Gagné dit Murray et Élisabeth Simard de Rimouski, épouse Adélaïde Boulianne, avec une exceptionnelle dispense du 2e au 3e degré. La mariée est la petite-fille d’un autre enfant illégitime né à La Malbaie, Agathe (dite Gagné), épouse de Bernard Boulianne, dont nous résumerons ci-après l’histoire. Chose certaine, Joseph Marie Ignace Gagné dit Murray et cette dernière est frère et soeur et tout indique que ce ne peut être que par leur mère, Marie Gagné.

 

Marie Gagné

 

Marie Gagné sort plus difficilement de l’ombre que Geneviève Jeanmont. Tout indique qu’il s’agit de Marie-Victoire Gagné, baptisée le 13-11-1763, premier enfant d’Ignace Gagné (fils de Frs-Xavier et M-Geneviève Fillion) et de Marie Apolinne Victoire Laforest dit Labranche, mariés aux Éboulements. Le 1-10-1801, dans le testament commun du couple Gagné/Laforest, cinq enfants sont mentionnés : Jean, Éloi, Damase, Félicité et Marie.19 La personnalité de cette fille-mère demeure énigmatique. S’agit-il d’une fille aux moeurs légères ou d’une innocente dont on aurait abusé? La famille d’Ignace Gagné est parmi celles qui ont été soignées à La Malbaie pour le fameux « Mal de la Baie-Saint-Paul », maladie qui aurait été traitée au mercure : le tout a peut-être eu un quelconque effet néfaste sur la jeune fille?20 Marie Gagné est mentionnée en 1816 dans le testament de sa mère qui ne lui laisse que 5 shillings de légitimes. Nous ne parvenons pas à identifier le lieu de résidence précis de cette fille-mère, mais tout indique qu’elle demeure au sein de sa famille immédiate dans la concession de Pointe-au-Pic. Elle est inhumée à La Malbaie le 7 mai 1841, âgée d’environ 70 ans environ.

Outre les deux fils que nous lui connaissons déjà, tout indique qu’elle est aussi la mère d’autres enfants illégitimes. Nous venons de le voir, c’est le cas pour Agathe, née le 8-11-1783 (baptême le 28-1-1784) qui, toujours sans avoir droit à un patronyme, épouse Bernard Boulianne à La Malbaie en 1801. On découvre par la suite dans les registres paroissiaux de multiples liens entre Agathe et Marie Gagné. Le 5 janvier 1802, Agathe est marraine d’une fille de Jean Gagné, frère de Marie, qui baptisera en 1810 une autre fille du nom d’Agathe et dont la marraine est cette fois sa tante, Marie Gagné. En 1805, Bernard Boulianne sert de témoin au mariage d’Éloi Gagné, frère cadet de Marie Gagné. En 1808, un enfant de Madeleine Gagné, soeur de Marie, a pour parrain Bernard Boulianne et pour marraine Marie Gagné. Avant 1809, le couple Boulianne baptise deux enfants, toujours sans que l’on précise le patronyme de leur mère. Mais lors du baptême de leur fils Cyrille, le 30-03-1809, Agathe a eu droit au patronyme « Gagné » et Marie Gagné est la marraine. Désormais, Agathe aura droit à ce nom de famille jusqu’au jour de son inhumation le 27 janvier 1873 à l’âge d’environ 90 ans. Nous l’avons vu, le mariage de François-Xavier Gagné dit Murray, de Rivière-aux-Canards et d’Adélaïde Boulianne en 1857 confirme que Joseph Gagné dit Murray et Agathe Gagné est frère et soeur par leur mère Marie Gagné.

 

Marie Gagné pourrait aussi être la mère d’enfants naturels qui naissent entre 1803-1810, mais par la suite, la chose paraît moins probable puisqu’elle a plus de 47 ans, âge où une grossesse est possible, mais plutôt rare. On peut croire cependant qu’elle est la mère du petit Léon qui serait né en 1803.21 C’est sans doute à titre de cousins que Joseph et Léon, sans patronyme et dit simplement « de cette paroisse », servent de témoins au mariage d’Ignace Gagné, fils de Jean Gagné et Marie-Anne Godreault le 4-11-1824. Ce Jean Gagné meurt en 1860 sous le nom de Jean Ignace Gagné, ce qui révèle l’usage du prénom Ignace pour déterminer la filiation des nombreux Gagné de La Malbaie. (Jean à Ignace, Léon à Ignace, Joseph à Ignace). Alors que Joseph utilise le patronyme Ignace au baptême de sa fille en 1826, Léon utilise le même lors de ses noces le 2 février 1827 avec Adélaïde Truchon. Les premiers enfants de Léon n’auront droit qu’au prénom de leur père comme patronyme, mais à compter de 1832, c’est celui de Murray qui est désormais utilisé par Léon et ses enfants.

 

Jan 25 2011, 9:29 pm - Répondu par: sergegoudreau

Réponse privée

Voici mes notes de recherche sur la famille de Jean-Baptiste Paul et Geneviève Harvey.
 
1848 (2 mai) - La Malbaie - Mariage de Paul Joseph et de Genevieve Gaudreau - Les noms des parents ne sont pas indiqués dans l'acte de telle sorte qu'il est impossible de remonter leur ascendance.
 
1848 (9 octobre) - La Malbaie - Baptême de Mars fils de Jean-Baptiste Paul et de Geneviève Dalaire
 
1850 (8 janvier) - La Malbaie - Baptême de Stanislas fils de Paul Joseph et de Geneviève Dalaire
 
1850 (8 avril) - La Malbaie - Sépulture de Mars fils de Joseph-Paul Jean-Baptiste et de Geneviève Gaudreau
 
1851 (26 octobre) - Ste-Agnès - Baptême de Joseph-Éloi fils de Jean-Baptiste Malachie et de Geneviève Murray
 
1852 (janvier) - Ste-Agnès - Recensement de la famille de Jean Paul (27 ans), Geneviève Gaudreau (30 ans), Thomas Paul (2 ans) et Joseph Paul (4 mois).  Lors de ce recensement, Jean Paul affirme être natif de la Rivière Saint-Jean (Nouveau-Brunswick). Ce détail me laisse croire qu'il serait Malécite.
 
1854 (26 janvier) - Ste-Agnès - Baptême de Jean-Baptiste, fils de Jean-Baptiste et de Geneviève Murray
 
1855 (5 juillet) - Ste-Agnès - Sépulture de Joseph fils de Jean-Baptiste et de Geneviève Harvey
 
1855 (31 décembre) - Laterrière - Baptême de Delphine, fille de Jean-Baptiste et de Geneviève Harvey. La famille Paul quitte Ste-Agnès pour Laterrière en 1855.
 
1859 (23 octobre) - Laterrière - Baptême de Virginie, fille de Jean-Baptiste Johnburn et de Geneviève Gaudreau
 
1861 - Laterrière - Recensement de la famille de Jean-Baptiste Paul (30 ans), Geneviève Godreau (40 ans), Stanislas Paul (12 ans), Jean Paul (7 ans), Delphine Paul (5 ans) et Virginie Paul (2 ans)
 
1864 (31 juillet) - Laterrière - Baptême de Joseph, fils de Jean Baptiste et de Geneviève Harvey
 
Conclusion : Il m'est impossible de vous dire qui sont les parents de Jean-Baptiste Paul. A quelle nation appartient-il ? Je vous dirais Malécite à cause de sa déclaration au recensement de 1852. Quant à son épouse, quel est son véritable nom (Gaudreau, Dalaire, Murray ou Harvey) ?? Une enfant illégitime, c'est bien possible.
 
Feb 01 2011, 4:57 pm - Répondu par: sergegoudreau

Réponse privée

 

Louis Vincent, professeur d'école huron de Lorette (Wendake)

 

 

Né vers 1745, Louis Saouentouann ou Louis Vincent est le fils de Vincent Aronchiouann et de la canadienne Marguerite Bergevin. Vincent Aronchiouann est inhumé à Wendake le 22 mai 1762 et Marguerite Bergevin se remarie le 30 juin 1766 à Jacques-Paul Gillezeau. Le 25 juin 1767, devant le notaire Genest, un acte de tutelle des 4 enfants mineurs est rédigé, Marguerite Bergevin est élue tutrice et Jean Vincent accepte la charge de subrogé tuteur. Dès le lendemain, un inventaire des biens de la communauté de Marguerite Bergevin veuve de Vincent Aronchiouann est rédigé. Louis Vincent apparaît à plusieurs reprises dans les registres paroissiaux de Wendake, soit à titre de témoin, 17 octobre 1761, 12 novembre 1761, 13 avril 1762, 16 avril 1762, 1er mai 1762, 27 juin 1762, 9 août 1762, 14 août 1762, 4 octobre 1762, ou à titre de parrain, le 1er mars 1767, 9 mars 1771, 23 avril 1772 et le 13 juin 1776. À compter de 1776, il n’apparaît plus dans les registres d’état civil de Wendake.

 

 

En décembre 1783, il se marie en l’église protestante de Montréal à Marie-des-Anges Chalifour (née en 1761), fille de Pierre Chalifour et de Marguerite Chatillon (Marie-des-Anges a deux frères, Pierre (1763) et Joseph (1765)). Le jeune couple quitte le Québec pour se rendre enseigner chez les Mohawks. Les deux premiers enfants du couple sont nés à l’extérieur de la province de Québec (Marguerite vers 1784 et Louis vers 1786). Le jeune couple revient dans la région de Montréal et ils y font baptiser trois autres enfants, Joseph le 2 décembre 1787 à Montréal, Marie-Louise le 25 avril 1789 à St-Martin de Laval, et Véronique le 25 février 1791 à St-Martin de Laval. En juin 1791, Louis Vincent se trouve toujours dans la région de Montréal.

 

 

En février 1794, Louis Vincent assiste à l’acte de concession des terrains de Wendake au profit des Hurons, acte rédigé par le notaire Jean-Baptiste Panet. Le 3 mai 1794, les Jésuites lui concèdent une terre en bois debout à la montagne ronde, côte St-Raphael, seigneurie de St-Gabriel, et il appose sa très belle signature sur l’acte de concession. Louis Vincent serait revenu au village de Wendake entre 1791 et 1794.  Le 23 mai 1795, devant le notaire Panet, Jacques-Paul Gillaizeau et Marguerite Bergevin procèdent au partage de la succession de Vincent Aronchiouanne. Les héritiers sont au nombre de trois : Louis Vincent époux de Marie-des-Anges Chalifour, Joseph Vincent époux d’Anne Aouinnonouann et Geneviève Vincent épouse de Simon Hélène. En décembre 1796, Louis Vincent, maître d’école de Wendake, demeure au presbytère de la mission (Notaire Jean-Baptiste Panet, 31 décembre 1796). En octobre 1804, devant le notaire Panet, Louis Vincent vend un petit lopin de terre moyennant la construction d’une maison de bois de 30 X 24 pieds sur la terre des vendeurs. Le 21 mai 1819, devant le notaire Lefrançois, Louis Vincent rédige son testament où il lègue à ses trois enfants 30 sols pour droits légitimaires mobiliers et immobiliers, le surplus de tous ses biens son légués à son épouse. Louis Vincent est inhumé à Wendake le 1er février 1825 alors que Marie-des-Anges Chalifour décède le 19 décembre 1848.

 

 

Au moment du décès de Louis Vincent (1825), trois enfants lui survivent : Louis Vincent, maître d’école, marié en 1843 à La Malbaie à Véronique Rochefort, et décédé en 1858 à St-Iréné ; Marguerite Vincent, mariée le 9 février 1807 à Wendake à Paul Picard ; et Marie-Louise, décédée le 13 octobre 1859 à Wendake.

 

 

Feb 04 2011, 9:53 pm - Répondu par: sergegoudreau

Réponse privée

Une jeune fille autochtone de 3 ans meurt en prison en 1830

 

Trois-Rivières – Enquête authentique faite aux Trois Rivières en la prison commune de ce district le huitieme jour de decembre dans la premiere année du Règne de sa Majesté le Roi Guilleaume quatre, par la grace de Dieu Roi du Royeaume Uni de la Grande Bretagne et d’Irelande, defenseur de la foi, par devant moi Charles Lafrenaye ecuyer coroner de notre dit Souverain le Roi pour le district susdit, sur l’inspection du corps de Charlotte Minicino alors et là gissante morte, sous les serments de Joseph Boucher de Niverville ecuyer chef du juré, Joseph Michel Badeaux, George Badeaux, Yves Chiquette, François Rousseau, André Panneton, Joseph Raiche, Joseph Panneton, Jean Savard, Henry Lord, Francois Rotonneau fils, Jacques Joseph Canacheaux hommes bons et qualifiés du district susdit, lesquels ayant prêté serment et étant chargés d’enquérir de la part de notre dit Souverain le Roi quand, où et comment est mort la dite Charlotte Minicino disent sous serment que ladite Charlotte Minicimo étant dans la prison commune de ce district a été depuis longtems malade de laquelle maladie elle est morte hier par la visitation de Dieu et les jurés susdits sous leurs serments susdits disent que la dite Charlotte Minicimo est morte de la manière susdite et non autrement en foi de quoi le susdit coroner ainsi que le chef des susdits jurés en leur présence et à leur requisition ont apposé leurs sings et sceaux à cette enquête les jour, lieu et an susdits (8 décembre 1830)

Feb 04 2011, 10:03 pm - Répondu par: sergegoudreau

Réponse privée

Qui sont les Magouas de la Mauricie ?

 

La publication récente du volume « Algonquins de Trois-Rivières », de Claude Hubert et Rémi Savard (2006), a relancé un débat sur l’origine des Magouas de la Mauricie. Les travaux du linguiste Henri Wittmann associent cette expression à un ethnonyme de regroupements d’individus vivant en marge des villages situés entre la rivière Saint-Maurice et la rivière Maskinongé. Wittmann admet qu’il n’est pas en mesure de confirmer une ascendance autochtone aux gens qui se qualifient de Magoua. Le terme Magoua n’est pas uniquement un ethnonyme mais désigne aussi la variété la plus basilectale du français parlé. Parler Magoua est aux Trifluviens ce que parler joual est aux Montréalais. Il semble cependant évident que le terme Magoua appartient à une langue autochtone. Pour Wittmann, l’expression viendrait de l’atikamek « Makwa » qui veut dire « huart à collier ». Pour d’autres auteurs, il faudrait plutôt associer cette expression au mot « Makwa » qui signifie « Ours ». L’anthropologue Gordon Day précise, quant à lui, que le terme « Magwa » est d’origine abénaquise et qu’il signifie « Iroquois ». Dans la réserve d’Odanak au XIXe siècle, des familles abénaquises portent les noms de Magoua et de Maguawahodo. Il paraît difficile d’identifier l’origine linguistique de l’ethnonyme Magoua tel qu’utilisé par les résidents des paroisses de Yamachiche-Louiseville.

 

Des recherches historiques furent effectuées dans les archives des paroisses de Yamachiche et de Louiseville pour identifier l’apparition de cet ethnonyme. De 1800 à 1850, les registres paroissiaux de ces deux paroisses ne révèlent l’existence que d’un nombre limité de documents qui se rapportent à des autochtones. Au cours de cette période, les prêtres n’ont enregistré qu’une vingtaine d’événements relatifs à des autochtones d’origine algonquine ou abénaquise. Les couples d’origine mixte ne sont guère nombreux dans cette région du Québec (4 cas seulement sur 50 ans). Dans la paroisse de Yamachiche, on retrouve les mariages de l’algonquin François Jojo dit Skinitchi (Kanitché) et de Véronique-Marguerite Boucher de Niverville, en date du 27 janvier 1812, et de celui d’Augustin Isabelle et de Louise Cha8igonette, en date du 12 juin 1825. Dans la paroisse de Louiseville, deux mariages mixtes y sont consignés, celui de Joseph Godin et de Cécile Wzawis, une algonquine du Lac-des-Deux-Montagnes, en date du 8 juin 1814, et de Jean-Baptiste Lafrenière et de Marguerite, une métisse native du Nord-Ouest, en date du 26 février 1827. En définitive, la population de la région de Louiseville-Yamachiche ne paraît guère métissée et les groupes autochtones, qu’ils soient algonquins ou abénaquis, ne fréquentent guère cette région du Québec. Une seule famille autochtone, celle de l’algonquin François Rotono, semble chasser de façon permanente dans cette région de la Basse-Mauricie.

 

La consultation des recensements nominatifs du comté de Maskinongé demeure une autre source d’archive qu’il s’avère nécessaire d’exploiter dans des études sur les populations anciennes. Au recensement de 1861, seulement 16 autochtones sont dénombrés dans les paroisses du comté de Maskinongé. Dans la paroisse de Saint-Didace, deux familles métisses d’origine abénaquise s’y trouvent inscrites : celle de François Masadoques et de Théotiste Lafleur, et celle de Denis Masadoques et de Delphine Robert (mariage célébré le 1er août 1857 à Saint-Didace). Dans le canton de Hunterstown (Saint-Alexis-des-Monts), on y retrouve une autre famille abénaquise, celle d’Augustin Maguahwando et de Marie-Josèphe Rotono. Cette dernière inscription paraît fort intéressante et il convient d’explorer cette piste de recherche. Baptisé le 30 janvier 1819 à Saint-François-du-Lac (Odanak), Augustin Maguahwando s’y marie le 21 juin 1836 à Catherine Portneuf. Devenu veuf, il se remarie à Saint-Étienne-des-Grès le 3 juillet 1860 à Marie-Josèphe Rotono, veuve de Noël Saint-Aubin, un abénaquis de Bécancour. Marie-Josèphe Rotono est l’une des filles de François Rotono, chasseur algonquin de Trois-Rivières, qui nomadise la région de Louiseville-Yamachiche au XIXe siècle. Le couple Maguahwando-Rotono s’implante définitivement dans le secteur de Saint-Alexis-des-Monts à compter des années 1860. Au recensement de 1871, le nombre d’autochtones recensé dans le comté de Maskinongé ne s’élève qu’à seulement 20 individus. La famille d’Augustin Maguahwando est toujours recensée à Hunterstown, en compagnie de Noël Saint-Aubin, fils, et d’Amable Gill, époux de Louise Saint-Aubin. La famille Maguahwando vit principalement d’activités de chasse et de pêche comme le signale l’agent recenseur. En effet, Augustin Maguahwando aurait récolté au cours de l’année précédente 225 peaux de castor, 1000 peaux de rat musqué, 50 peaux de vison, 10 peaux de loutre, 10 peaux de martre et 2 peaux d’orignal. Cette récolte de fourrures révèle des pratiques intensives de chasse dans la région de Saint-Alexis-des-Monts. De plus, la réputation d’Augustin Maguahwando semble largement connue dans la région. En 1872, le général William W. Henry effectue une visite au St Leon Spring Hotel, et en cette occasion, rencontre le propriétaire de l’hôtel qui lui fait voir les plus belles truites qu’il n’ait jamais vu. Dès lors, le général Henry désire rencontrer ces pêcheurs afin qu’il puisse effectuer de telles excursions de pêche. L’hôtelier lui présente Augustin Maguawhando qui fréquente le lac Saccacomie pour ses pêches prodigieuses. Le général Henry revint dans la région avec d’autres Américains et ils séjournèrent à plusieurs reprises dans la famille Maguawhando. Marie-Josèphe Rotono est décédée à Saint-Alexis-des-Monts le 21 août 1879 alors qu’Augustin Maguawhando y fut inhumé le 18 mai 1892.

 

La population canadienne des paroisses de Yamachiche et de Louiseville paraît fort peu métissée et la présence d’autochtones se résume à quelques rares familles dans le comté de Maskinongé. La famille Maguahwando, de souche abénaquise, est cependant présente dans la région de Saint-Alexis-des-Monts depuis les années 1860. Se pourrait-il que les habitants de cette région ait simplement attribué l’ethnonyme « Magua » à des individus vivant en marge de la société traditionnelle à l’instar de la famille Maguawhando ? Si cette hypothèse s’avère fondée, l’ethnonyme « Magua » serait donc de souche abénaquise. Tout comme Wittmann, je crois que l’ethnonyme « Magoua » fait d’abord référence à une façon de vivre et de s’exprimer. Il paraît illusoire de croire que les gens qui se qualifient aujourd’hui de « Magoua » puissent se définir comme des descendants des Algonquins de Trois-Rivières car cette bande autochtone s’est éteinte dans la seconde moitié de XIXe siècle. Aucune généalogie Magoua ne paraît être associée à des autochtones de la Mauricie. 

Feb 05 2011, 9:30 am - Répondu par: tjacynthe

Réponse privée

Bonjour M. Goudreau,

 

Bravo pour votre chronique, c'est avec grand intérêt que je vous lis.

 

Dans cette dernière chronique, vous faites référence à Joseph Godin qui se maria à Cecile Wzawis, une algonguine du lac des Deux-Montagnes.

 

Dans la région du lac des Deux-Montagnes, à Montebello et Riviere Rouge de la région de la Petite Nation, on retrouve Suzanne Godin, née vers 1820, décédée le 16 février 1906 à Montebello à l'age d'environ 86 ans.

 

Suzanne de parents inconnues, "sauvage" maria Michel Defont Commandat (sauvage, indien) le 5 février 1855.  Ils ont fait baptisé 4 enfants à Montebello et 3 autres à Rivière Rouge.  Ces 3 derniers sont inscrits dans le registre de Ste-Agathe-des-Monts.

 

Aussi, le 7 aout 1818, j'ai un Joseph Godin (Gauden), parrain de Joseph Catciwe né vers 1814, de James Catciwe et Therese Mesenakwat, sauvages infidèles de Fort-Coulonge.  Il y a pas de marraine.

 

Avez vous plus d'information sur votre Joseph Godin ?  des enfants ?  

 

Merci et bonne journée ! 

 

 

 

 

Toute méchanceté a sa source dans la faiblesse. » de Sénèque
Feb 05 2011, 11:31 am - Répondu par: sergegoudreau

Réponse privée

Bonjour

 

Lorsque Joseph Godin, veuf de Marie Flenery, se marie à Louiseville le 8 juin 1814, à Cécile Wzawis, fille de Bernard Wabisi, chef algonquin du Lac des Deux-Montagnes, le couple légitime un enfant qu'ils ont eu avant leur mariage. Cependant, le prêtre n'indique pas le prénom de l'enfant dans l'acte de mariage. Dans mon dépouillement des actes de la Mauricie (1800-1850), je n'ai pas revu le nom de Joseph Godin.

 

Cependant, je me rappelle d'avoir vu son nom dans un récit de voyage sur la rivière Saint-Maurice. J'essaie de retrouver la référence et je vous l'indiquerai dans un prochain courrier (si ma mémoire me revient).

 

Serge Goudreau

Feb 17 2011, 11:30 am - Répondu par: Pilote_Qc

Réponse privée

Voici trois extraits de votre présent forum, qui m'ont particulièrement intéressés:


 

1) Apr 24 2010, 4:24 pm - Répondu par: sergegoudreau

 

Chez plusieurs nations autochtones du Québec, il est fréquent de
rencontrer des noms de familles qui ne sont en réalité que des
prénoms chrétiens. J'ai rencontré cette pratique chez les Montagnais,
les Hurons et les Algonquins du Québec.

 

http://genealogie.planete.qc.ca/forums/display_topic/id_12767/page_2/

 

********

2-) May 02 2010, 8:47 am - Répondu par: sergegoudreau

Un article de loi discriminatoire pour les femmes autochtones en 1869

 

Le projet de loi canadien de 1869 (32 & 33 Vict., chap. 6) modifie la
définition légale d'un Indien pour éviter une augmentation considérable
de la population autochtone. En effet, comme les unions mixtes issues
d'hommes blancs et de femmes autochtones sont trop nombreux, les
autorités politiques modifient la définition légale d'un Indien pour
restreindre l'intégration des métis issus d'un Blanc et d'une Indienne.

"Toute femme Sauvage qui se mariera à un autre qu'un Sauvage, cessera
d'être une Sauvage dans le sens du présent acte et les enfants issus de
ce mariage ne seront pas non plus considérés comme Sauvages dans le
sens du présent acte ; pourvu aussi que toute femme Sauvage qui se
mariera à un Sauvage d'une autre nation, tribu ou peuplade cessera
d'être membre de la nation, tribu ou peuplade à laquelle elle
appartenait jusque là, et deviendra membre de la nation, tribu ou
peuplade à laquelle appartient son mari ; et les enfants issus de ce
mariage seront membres de la tribu de leur père seulement"

 

http://genealogie.planete.qc.ca/forums/display_topic/id_12767/page_6/

 

********

 

3-) Jul 10 2010, 4:59 pm - Répondu par: sergegoudreau

 

Bonjour

 

Merci beaucoup pour votre appréciation. Je m'intéresse à la généalogie autochtone depuis plusieurs années car il s'agit d'un domaine fascinant. Lorsque

j'enseigne la généalogie à la formation aux ainés (université Laval), plusieurs étudiants me précisent qu'ils possèdent des ancêtres autochtones dans leur arbre

généalogique. Bien souvent, leurs propos reposent sur la tradition orale (il faut s'en méfier) et il demeure important d'effectuer son arbre généalogique pour

s'en assurer.

 

Bien des québécois de souche possèdent une plume amérindienne dans leur arbre généalogique. Il faut être conscient qu'à la 11e génération, chacun d'entre nous

possède 1024 ascendants.  Que nous ayons un ancêtre autochtone n'est pas chose rarissime. Une étude récente, effectuée à partir d'échantillons dans quatre

régions du Québec (Montréal, Lac-Saint-Jean, Côte-Nord et Gaspésie) démontre qu'entre 50 et 70% de la population québécoise possède au moins un ancêtre

autochtone dans son arbre généalogique. Il suffit de retracer cet ancêtre à travers nos diverses lignées.

 

En ce qui me concerne, je possède deux lignées autochtones, celle de l'algonquine Marie Miteouamigoukwe épouse de Pierre Couc dit Lafleur, et de la micmaque Anne

Parabego épouse de Richard Denis de Fronsac.

 

Serge Goudreau

 

http://genealogie.planete.qc.ca/forums/display_topic/id_12767/page_8/


 

Vous trouverez à cette adresse:

 

http://genealogie.planete.qc.ca/forums/display_topic/id_15707/Franois-Aubin-Rsolu/

 

le forum intitulé François Aubin, lequel, je crois, est de descendance Micmac et/ou Malécite. Je dis Micmacs et/ou Malécite car il me semble très difficile de faire le rapprochement d'une famille canadienne avec une famille Indienne [très nombreuse, ces familles!   --- et dire qu'on m'a enseigné qu'il n'y avait que les bons Huron et les méchants Iroquois... .], quelle quel soit!

 

Pour le profit de vos lecteur et le mien, bien sûr, pourriez-vous nous monter un organigramme montrant les différentes tribus et les liens familliaux les raccordant? [Territoire du Québec, seulement]

 

Note: en passant, un gros Merci d'avoir initié ce forum, des plus intéressant.

Prends garde à toi: Connais-toi toi-même!
Ajouter une réponse

*** Planète Généalogie ***