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Calixa LAVALLÉE dit « Le malchanceux national », 1842-1891
Ajouté le 08/02/2011 04:39:42 par lisejolin
Compositeur québécois, auteur de la musique de l’hymne nationale ‘Ô Canada’, Calixa Lavallée a été aussi chef d’orchestre, pianiste, organiste et professeur de musique.  C. Lavallée a contribué à l’avancement de la musique au pays et aux États-Unis.

 

Composant surtout des ‘morceaux de bravoure pour le piano, des romances et des opérettes faciles’, certaines des œuvres de Calixa Lavallée, même inachevées, démontrent qu'il aurait pu devenir un très grand compositeur à l’exemple de Gounod dont il était un fervent admirateur.  Combattant l'indifférence et l'hostilité de ses compatriotes, Lavallée  est resté un musicien  persévérant, entièrement voué à son art.  Malheureusement plus de la moitié de ses compositions ont été perdues ou détruites.

 

Callixte Paquet dit Lavallée

 

 

Callixte Paquet  est l’aîné des enfants de ‘Augustin’ Jean-Baptiste Paquet dit Lavallée (1816 - Montréal, 18-02-1903), forgeron, et de Charlotte Caroline Valentine.  Le couple s’était épousé le 20 avril 1842 à Verchères, Qc.  Callixte est né et baptisé le  28 décembre 1842 à St-François-Xavier-de-Verchères, au Québec (incorporé à Sainte-Théodosie en 1878).  Le parrain et la marraine sont  Jean-Baptiste Paquet et Charlotte Lalu, grands-parents paternels de l’enfant.  Les autres enfants Paquet=Lavallée sont : Joseph Lavallée (vers 1845-1913), tromboniste; Cordélia Lavallée (vers 1847-1920), pianiste et chanteuse, épouse de Jean-A. Duquette,  violoniste, altiste, professeur; Charles Lavallée (1850-1924), chef de musique, cornettiste, marchand de musique. 

 

Vers 1850, la famille Paquet dit Lavallée / Valentine s’installe rue des Cascades à St-Hyacinthe.  Monsieur Paquet  est alors  réparateur et professeur de musique.  Il travaille pour le facteur d’orgues Joseph Casavant (1807-1874), père de Samuel et Joseph-Claver Casavant, fondateurs de la « Maison Casavant ».  Étant lui-même musicien, Monsieur Paquet-Lavallée dirige une fanfare.

 

Monsieur Lavallée enseigne aussi à son fils aîné le piano, l’orgue, le cornet et le violon.  L’année suivante, Callixte, âgé de 8 ans, maîtrise si bien l’orgue qu’il remplace l’organiste de la paroisse lors d’une cérémonie religieuse. En1852, Callixte Lavallée étudie au collège de Saint-Hyacinthe et est inscrit au séminaire de la ville.  L’année suivante, l’enfant de 10 ans impressionne vivement Messire Lazare-Arsène Barbarin (Marseille, 6 novembre 1812 - 14 mars 1875)  lorsqu’il « accompagne à l'orgue le choeur de l'église Notre-Dame de Montréal » lors de funérailles dans sa ville. 

 

Au printemps de 1855, Léon Derome accueille Callixte Lavallée chez lui à Montréal et le prend sous son aile. L’adolescent suit des  leçons de piano auprès de Paul Letondal (1831-1894) et de Charles  Wugk dit Sabatier (1819-1862) .  Deux ans plus tard, Lavallée, maintenant âgé de 15 ans, donne un concert de piano au « Théâtre Royal » de Montréal faisant la fierté de son mécène, le boucher  montréalais Léon Derome.  La rue « Léon Derome » située au nord de la rue Sherbrooke et à l’Est de la rue Langelier, à Longue-Pointe (Montréal) a été désignée le 15 juillet 1954 en son honneur.

 

La même année, le jeune Callixte Lavallée a le goût de l’aventure.  Il part donc pour les États-Unis d’Amérique avec une troupe de théâtre de passage à Montréal.  On le retrouve ensuite à la Nouvelle-Orléans (Louisiane) où il gagne le premier prix d’un concours instrumental qui l’amènera en tournée avec le violoniste espagnol Olivera.  Il parcourt l’Amérique du Sud, les Antilles et le Mexique avec ce dernier.  C’est à peu près à cette époque que Callixte Lavallée change de prénom en celui de Calixa afin de faciliter sa prononciation par le peuple américain.

 

À son retour vers 1861, il devient chef d’orchestre dans le "Fourth Rhode Island Regiment", dans l’armée du nord des États-Unis.  Pendant la Guerre Civile Américaine, il voyage entre Québec et les États-Unis puis est licencié à ‘l’automne 1862’ mais nul ne dit exactement si c’est à cause de la blessure qu’il a eu à la jambe, à la bataille d’Antietam, au Maryland ou pour tout autre raison.

 

De retour au Québec en 1863-1864, Lavallée participe à quelques concerts mais donne aussi des cours de piano pour arrondir ses fins de mois.   Après un de ces dits concerts au Mechanics' Hall (salle de l'Institut des Artisans) à Montréal comme pianiste, violoniste et cornettiste, le  journal musical de Montréal Les Beaux Arts  décrit Lavallée comme suit : « Un musicien intelligent et de talent qui saura bientôt acquérir la confiance de la société montréalaise... ». 

En 1865, le violoniste-compositeur belge Frantz Jehin-Prume ( 1839-1899)  vient en tournée à Montréal avec celle qui deviendra son épouse l’année suivante, la cantatrice italienne Rosita Del Vecchio (1846-1881).  Le jeune couple et Lavallée deviennent de grands amis mais rien ne peut retenir Lavallée au Québec car rien ne bouge vraiment pour lui et sa musique.  Il repart encore une fois pour les États.  Cette fois, Lavallée séjournent en Californie, à La Nouvelle-Orléans, à San Diego. 

 

En 1867,  Callixte dit Calixa Lavallée épouse  l’Américaine Josephine GENTLY  (Gentilly)  à Lowell, Massachussets. en Nouvelle-Angleterre.  Ils auront quatre enfants  entre 1869 et 1885 : Calixa Lavallée fils, né vers 1869,  meurt à l’âge de 14 ans, le 12 août 1883 à St-Jean-Port-Joly, Co l’Islet.  Il est inhumé deux jours plus tard dans le cimetière de la dite paroisse. On le dit alors fils de Calixa Lavallée, pianiste, résidant aux États-Unis et de Joséphine Gentilly, domicilié en cette paroisse. Raoul Lavallée, le troisième de la famille, né vers 1879, serait le seul à avoir perpétué le nom des Lavallée.  En 1942, ce dernier vivait aux États-Unis et avait trois enfants.  De l’enfant cadet, nous avons seulement des dates sans qu’elles aient pu être vérifiées : naissance en avril 1885 et décès en juillet suivant, à l’âge de trois mois.

 

De 1867 à 1870, Calixa Lavallée est professeur à Boston. Il s’installe ensuite à New York où il est nommé ‘directeur musical et surintendant de la « Grand Opera House ».  Il compose l’opérette ‘Loulou qui aurait dû normalement être joué en 1872 si ça n’avait pas été du meurtre de James Fisk, propriétaire du théâtre.  Le projet est annulé et Lavallée revient à Montréal.  Pour encourager Lavallée, Léon Derome envoie son protégé poursuivre ses  études musicales au Conservatoire d’Harmonie, en France.   Calixa L. étudie le piano avec Antoine-François Marmontel (1816-1898), et suit des cours d’écriture de François Bazin et d’Adrien Boieldieu.  « Le Papillon »,  étude pour piano en mi mineur composé par Lavallée lorsqu’il est au Conservatoire, est rééditée plusieurs fois en Europe et en Amérique.

 

À son retour à Montréal en 1875, Lavallée et ses amis Jehin-Prume/Delvecchio ouvrent un studio de musique.  Malgré le triomphe remporté par Lavallée lors de ses récitals donnés à Québec et à Montréal, ce n’est pas suffisant pour faire vivre sa famille, il redevient donc professeur et maître de chapelle à l’église Saint-Jacques (1875-79).  Puis, en remerciements pour Derome et ses amis qui l’avaient aidé à poursuivre ses études en Europe, Lavallée donne un concert gratuit le 09 septembre 1875, au « Cabinet de lecture » de la rue Notre-Dame à Montréal.

 

En 1877, à l'Académie de musique à Montréal (théâtre de 2100 places), Calixa Lavallée, 34 ans, dirige un orchestre de 58 instrumentistes.  Le drame « Jeanne d'Arc » est de Jules Barbier  et la musique est de Charles Gounod. Jehin-Prume est violon solo et assure la direction des chœurs et Madame Rosita Del Vecchio tient le rôle vedette.  « Rien de tel ne s'était encore vu en cette ville ». (La Minerve, 15 mai 1877)  Lavallée dirige ensuite ‘La Dame Blanche’ de Boieldieu à Montréal et à Québec en 1878. « C’est un véritable chef d’orchestre. Le premier que nous possédions. » (Guillaume Couture, musicien et critique). 

 

Calixa Lavallée sollicite sans succès, le gouvernement du Québec afin d'obtenir des fonds pour ouvrir un conservatoire (1878).  Installé à Québec, le musicien  est  élu à la présidence de  l'Académie de musique du Québec (1876-77, 1879-80).  Il compose spécialement  une cantate pour la visite du marquis de Lorne et son épouse la princesse Louise, fille de la reine Victoria (11 juin 1879). Malheureusement le gouvernement du Québec ne tient pas parole et ne rembourse pas les frais de quelques centaines de dollars avancés par Lavallée.  Le compositeur se doit donc de reprendre son travail de professeur et d’organiste afin de pouvoir rembourser ses créanciers.  Au début des années 1880, il  part en tournée aux États-Unis avec la chanteuse hongroise Etelka Gerster. 

 

L'hymne « Ô Canada »

 

Le  Congrès national des Canadiens-Français doit se tenir en juin 1880.  Ernest Gagnon demande à Calixa Lavallée et au juge Adolphe-Basile Routhier  de préparer un chant national qui sera présenté lors de cet événement.   C'est dans sa résidence du 22 de la rue Couillard à Québec que, en une seule soirée, Lavallée compose la musique.  « M. Ernest Gagnon... était l'un de mes grands amis de même que M. Lavallée et jouait avec moi un grand rôle dans la préparation des fêtes. À sa suggestion, Lavallée et moi acceptâmes d'écrire un chant national. Lavallée insista pour composer d'abord la musique, ce qu'il fit - et je composai ensuite les vers ou les strophes avec la métrique et les rimes qui s'adaptaient à la musique. » (Tiré d'une lettre d'Adolphe-Basile Routhier à Thomas Bedford Richardson, 12 février 1907) 

 

L’hymne du Canada qui doit tout d’abord être exécuté à la fin de la grand-messe le jour de la St-Jean-Baptiste est reporté pour le lendemain, lors d'une réception qui doit être donnée en l’honneur du gouverneur général, le Marquis de Lorne et son épouse. Il faut dire cependant  que la musique de Lavallée a été exécutée pour la première fois par trois corps de musique devant plusieurs des hauts dignitaires de la Province de Québec, le soir même du 24 juin  dans le Pavillon des Patineurs.  Toutes les personnes ont été impressionnées mais certains diront « que la musique de cet hymne canadien aurait pu avoir été en partie inspirée par celle de l'ouverture du 2e acte de l'opéra ‘La Flûte enchantée’ de Mozart » (sic) 

 

Parmi les versions anglaises du ‘O Canada’, celle acceptée par la population canadienne est celle de Robert Stanley Weir écrite à l'occasion du tricentenaire de la fondation de la ville de Québec, en 1908.  Dès 1911, la version anglaise de  Weir  figure à l'endos de la couverture de nombreux volumes scolaires dans plusieurs provinces du Canada. (sic) Il est à noter que la version anglaise de Weir a subi  quelques légères modifications.

 

 

Un siècle après la composition du « O Canada », la version française originale de Routhier est proclamée comme hymne national le 1er juillet 1980 et la musique de Calixa Lavallée a été arrangée pour être jouée au carillon de la Tour de la Paix du palais du Parlement.

Peu après Lavallée est atteint d’une laryngite tuberculeuse, maladie qui l’emportera onze ans plus tard.  Vivant toujours au Québec, sa situation financière de n’est pas brillante, Lavallée décide d’aller s’établir aux États-Unis vers la fin de 1880.  Maître de chapelle à la cathédrale catholique Holy Cross, il  continue d’enseigner.   Il donne quelques concerts avec ses amis Jehin-Prume/Del Vecchio puis obtient avec eux un engagement de trois ans à Hartford au Connecticut.   Son opéra-comique "The Widow" est à cette époque (1881) présenté à la Nouvelle-Orléans et dans d'autres villes.  En 1882 Lavallée est à Boston où il finira le restant de ses jours.  Il est pianiste sur un traversier de la "Colonial Line" entre Boston et New York mais il participe toujours à des concerts, et enseigne à l’académie de musique « Carlyle Petersilea ». 

 

Vers 1883, Calixa Lavallée  crée et publie son opéra ‘TIQ, the Indian question settled at last et sa réputation ne tarde pas à se répandre dans les milieux musicaux des États-Unis.  À cette époque, Lavallée ‘déclare publiquement en faveur de l'annexion du Canada aux États-Unis.’ Membre actif de la "Music Teachers' National Association", il organise et participe à un concert qui est réservé seulement aux compositeurs des États-Unis.  Premier de ce genre, le concert se tient à Cleveland le 3 juillet 1884. Salué par ses collègues (700 membres) de l’association, Lavallée est élu président national en 1887. En janvier de l’année suivante, à Londres, il représente l’Association au premier congrès intercontinental de musiciens où ‘il y fait entendre une « Marche américaine » qu’il a composée.

 

Malgré que sa santé se désagrège de plus en plus, Calixa Lavallée organise le congrès de Detroit en 1890.  Avec  le violoncelliste Charles Heydler, il y interprète un concerto de sa composition, une « Suite pour violoncelle et piano en quatre mouvements », dont seule la partition du violoncelle avait été écrite car celle du piano avec été improvisée.

 

 

À l’automne de 1890, la santé de Lavallée l’oblige à cesser toute activité.  Sa gorge lui fait de plus et plus mal… En janvier suivant, Léon Derome vient au chevet de son protégé.  C’est vers minuit le 21 janvier 1891 à sa résidence du 4, rue Brookford, dans le quartier Dorchester, à Boston, que Calixa Lavallée rend l’âme à l’âge de 48 ans 24 jours.  Le 23 du mois courant, ses funérailles sont célébrées par l'archevêque John Joseph Williams à la cathédrale Holy Cross.  Alfred De Sève (1858-1927), violoniste est parmi les porteurs.  D’abord inhumée au cimetière Mount Benedict, la dépouille du musicien est rapatriée 42 ans plus tard, soit le 13 juillet 1933,   suite à l’initiative d’un comité montréalais ayant à sa tête Eugène Lapierre, Ulysse Paquin (1885-1972) et Joseph-L. Gariépy.  Un service solennel a lieu en l’église Notre-Dame de Montréal puis les restes du défunt sont transportés au  cimetière Côte-des-Neiges de Montréal (B-642 à gauche de l’îlot ‘Livre de Saint-Pierre’ près de la chapelle de la Résurrection).

 

À l’occasion de rapatriement de la dépouille du musicien en 1933,  un bout d’avenue traversant le parc Lafontaine entre Rachel et Sherbrooke prend le nom « d’Avenue Calixa-Lavallée (Calixa-Lavalée) ainsi qu’une école polyvalente située dans le même secteur.   Au 3819 de cette même avenue, on  retrouve le centre culturel Calixa-Lavallée.  On retrouve des rues ‘Calixa-Lavallée’  dans plusieurs endroits du Québec dont ‘Granby, Joliette, Laval, Québec, Saint-Hyacinthe, Shawinigan, Trois-Rivières, ... ainsi que d'une chorale de l'Université d'Ottawa.’

 

Quelques années plus tard, en 1940, le Centre de musique canadienne décerne le statut de « compositeur agréé », à titre posthume à Calixa Lavallée.  Un petit village, situé entre Verchères et Saint-Marc-sur-Richelieu porte le nom de Calixa-Lavallée.  Ses habitants sont des Calixois.  Le village Calixa-Lavallée faisait partie de la paroisse Sainte Théodosie, fondée en 1878 et prend  ensuite le nom de Sainte-Théodosie-Calixa-Lavallée à partir de 1946, pour garder seulement celui de Calixa-Lavallée en 1974.

 

En 1959, le prix québécois Calixa-Lavallée est créé en l’honneur du compositeur.  Ce ‘Prix de musique’ est décerné à chaque année par la Société Saint-Jean-Baptiste à une personnalité québécoise qui s'illustre dans le domaine de la musique.  Parmi les lauréats citons Léopold Simoneau et son épouse Pierrette Alarie (1959) ; Louis Quilico (1965) ; Gilles Vigneault (1966) ; Joseph Rouleau (1967) ; Colette Boky (1971) ; Claire Gagnier (1972) ; Pauline Julien (1974) ; Félix Leclerc (1975) ; Jean Carignan (1976) ; Lionel Daunais (1978) ; Monique Kleyrac (1979) ; Angèle Dubeau (1996) ; Charlie Biddle  ‘père’(2002) et plusieurs autres.

 

En 1991, pour commémorer le centenaire du décès de Calixa Lavallée, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal garnissait sa tombe d'une nouvelle stèle portant ces mots que Lavallée lui-même avait écrit dans une lettre à Aristide Filiatreault le 14 mars 1890 et qui résumait l'idéal de sa vie : « Mon but [dans tout ceci] est de tâcher de réveiller notre cher peuple par petites doses de temps à autre. Peut-être arriverons-nous, un jour, à leur faire comprendre qu'il faut apprendre à marcher avant de pouvoir courir. » (sic) 

 

Conclusion

 

Comme interprète, Lavallée  pouvait interpréter autant Beethoven que ses compositions « de bravoure ».  « (…) ses concitoyens le déclare «  musicien national » bien avant qu'il ait composé le chant qui est devenu l'hymne national du Canada. » (sic) 

 

Calixa Lavallée est probablement le plus illustre représentant de cette génération de pionniers qui ont travaillé à l'épanouissement de la musique au Canada (…) (Gilles Potvin)

 

Malheureusement beaucoup de partitions ou de manu scripts de Calixa Lavallée n’ont jamais été retrouvé, tels : l’offertoire ‘Tu es Petrus’ publié à New York en 1883 ; l’opéra ‘Salomon’ en deux fragments (Le Jugement et La Marche du trône vers 1886) ; ‘Symphonie « dédiée à la ville de Boston’; ou encore Rhapsodie sur des airs irlandais.  Lorsque le feu vient de détruire la maison natale contenant des caisses de documents de Lavallée le 27 mars 1949, le compositeur Eugène Lapierre s’exclame : « Le malchanceux national! » 

 

Lise Jolin

 

Version instrumentale de l’hymne national au format MP3 (à écouter)

 

Sources :

 

Ancestry.ca

BMS2000v9

Cimetière Notre-Dame-des-Neiges

Voir autres sources en commentaires

Merci

 

Mots-clés: Calixa-Lavallée Hymne-national Canada Musique



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Visionner 1 - 5 de 8 Commentaires


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De: Yvonne_Dolbec
09/01/2011 09:25:46
Bonjour Mme Jolin,

J'ai un Calixa Lavallée née le 30 Avril 1885 à
Boston, fils de Joseph et Isabella habitant le 5 Delle avenue, Boston. 
Père teacher of music, né à Montréal, ainsi que la mère de l'enfant.

Ce
petit Calixa (écrit Calixae) décède le 26 juillet 1885, toujours à
Boston.  Ses parents sont toujours appelés Joseph et Isabella.  Dit
avoir 3 mois, décédé de "marasmus" (marasme).  Parents nés au Canada.

Je
trouve le mariage de Calixa Le Vallee et Josephine Gentilly enregistré à
Lawrence, Mass.  le 21 déc 1867  Il est musician, né à Montréal, elle
est née à Lowell, habite Lawrence.  Il a 24 ans, elle en a 19.  Il est
fils d'Augustus et de Caroline.  Elle est fille de Francis et
Elizabeth.   Le mariage a eu lieu à Lowell est-il noté.  Officiant:  le
révérend Theo Edson, église épiscopalienne.

Calixa junior est né à Lawrence, le 20 sept 1868.  Parents correctement appelés Calixa, musicien et Josephine

Je n'ai pas trouvé Raoul.  Il manque un enfant à cette énumération.

Par contre, j'en ai trouvé un autre:

Jules,
né à Boston, le 16 août 1884  La famille habite alors le 16
Worthington  Encore une fois, le père est dit music teacher, né à
Montréal et s'appeler Calixa, tandis que la mère, Josephine est née à
Lowell.  Jules est décédé à Boston, le 31 août 1884, à l'âge de 15
jours, encore une fois de "marasmus"

Réf:  1840-1910 Massachusetts vital records in americancancestors.org


De: Pilote_Qc
08/05/2011 16:50:09

Merci Lise, cela m'a permis d'enrichir mes notes sur ce musicien et d'ajouter une branche de Paquette à ma base de donnée.



 


Il est intéressant de constater l'influence qu'à eu sur lui ses fréquentes incursions aux Étas-Unis d'Amérique du Nord:


 


[... Vers 1883, Calixa Lavallée crée et publie son opéra ‘TIQ, the Indian question settled at last et sa réputation ne tarde pas à se répandre dans les milieux musicaux des États-Unis. À cette époque, Lavallée ‘déclare publiquement en faveur de l'annexion du Canada aux États-Unis.’ Membre actif de la "Music Teachers' National Association", il organise et participe à un concert qui est réservé seulement aux compositeurs des États-Unis.],  car non seulement il a expatrié une partie de son talent mais de surcroît il voulait y faire suivre sa patrie. Étonnant, n'est-ce pas, si l'on considère qu'il est l'auteur de la musique de notre hymne national, après qu'on s'est battu ... , pour obtenir, non sans peine, Un Gouvernement Responsable, suite à l'Union des Deux Canada!


 


 À propos, deux Canada --- deux hymnes nationaux --- sur [deux musiques] différentes.


 


 À quand le nouveau concours?


 




De: lisejolin
08/02/2011 05:18:06

Détail du vitrail de Frederick Back représentant C. Lavallée


Métro Place-des-Arts, 1967




De: lisejolin
08/02/2011 05:15:27

Émissions de timbres…

 



 


Un timbre émis par Poste Canada 1945 représente nos auteurs de l’hymne national, Calixa Lavallée et Sir Adolphe-Basile Routhier.  Un autre timbre canadien de 1980, les représente en compagnie  de Robert Stanley Weir, auteur des paroles anglaises du ‘O Canada’.





 


En 1967, Frédérick Back représente Calixa Lavallée aux côtés de Guillaume Couture (détail) dans son vitrail situé à  la station de métro Place-des-Arts à Montréal.





De: lisejolin
08/02/2011 05:12:15

L'oeuvre de Calixa Lavallée est en général très méconnue.   Ce sont des musiciens et des chercheurs comme Lapierre, Vézina, Gagnier et Kallmann qui nous ont fait connaître certaines œuvres de Lavallée. La radio et la télévision de la Société Radio-Canada aussi a aidé à nous faire connaître les œuvres de Lavallée.

 



 


Eugène Lapierre  – (1899-1970) Organiste, professeur, compositeur, est licencié de l'École des Hautes Études commerciales (1922).  Diplômé de l'École de journalisme de l'Université de Montréal, il a travaille ‘comme journaliste à La Patrie tout en poursuivant ses études d'orgue.’  Il publie une biographie de « Calixa Lavallée, musicien national du Canada » qui lui vaut en 1937 le Prix David de littérature du gouvernement du Québec.  En 1979, la place Eugène-Lapierre avoisinante de la Place-des-Arts à Montréal est nommée à sa mémoire. http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=Q1ARTQ0001955

 



 


Joseph Vézina  (1849-1924) - Chef de musique, organiste, , professeur, compositeur, marchand de musique, éditeur, etc. – Il prend ses premières leçons d’instrument de son père François-Xavier Vézina (1812-1891) puis étudie l'harmonie avec Calixa Lavallée. Joseph Vézina constitue en 1903 la Société symphonique de Québec (Orchestre symphonique de Québec) qu’il Vézina dirige jusqu'à sa mort.  Travailleur patient et tenace, Vézina est  l'un des chefs de file de la musique à Québec entre 1870 et 1925.

 


http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=Q1ARTQ0003950

 


http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=Q1ARTQ0003592

 



 


J.-J. Gagnier (1885-1949) - Chef d'orchestre montréalais, compositeur, clarinettiste, bassoniste, pianiste, etc.  Gagnier retraçe plusieurs oeuvres de Calixa Lavallée et en assure la présentation lors d'un concert public au parc Lafontaine lors de la translation des restes de Lavallée’ en 1933.

 


http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=Q1ARTQ0003832

 



 


Helmut Kallmann (1922-1946) - Bibliothécaire de musique, historien, archiviste, né à Berlin est naturalisé canadien en 1946.  Helmut Kallmann est l'un des trois directeurs de l' Encyclopédie de la musique au Canada et responsable du choix de son contenu. En 1970, il devient chef de la Division de la musique nouvellement créée à la Bibliothèque nationale du Canada.  Le principal de son travail consiste à constituer une collection générale et complète de Canadiana  relative à tous les aspects de la musique.  ‘Kallmann est l'un des fondateurs de l'Association canadienne des bibliothèques, archives et centres de documentation musicaux (ACBM).  Il a collaboré à plusieurs dictionnaires internationaux de musique pour assurer l'inclusion ou la correction d'articles sur le Canada’ (sic)

 


http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=Q1ARTQ0001806

 



 


Alfred De Sève (DeSève, Desève) (1858-1927) -  Professeur, compositeur et violoniste  sous la protection de la reine Isabelle II d'Espagne, il est de retour au Canada en 1879.  En 1880, il épouse la pianiste Joséphine Bruneau.  En 1881, il s'installe aux États-Unis et devient professeur au New England Conservatoir de Boston.  En 1891, il succède à Calixa Lavallée  comme maître de chapelle à la cathédrale Holy Cross.

 


http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=Q1ARTQ0000941

 



 


Joseph-Laurent Gariépy - lieutenant-capitaine, cornettiste, chef de musique des Victoria's Rifles, il est professeur de musique au Mont Saint-Louis.  Il est l’un de ceux qui fait pression auprès des autorités pour que soient rapatriés les restes de Calixa Lavalée à Montréal.

 

http://www.da-go.com/musique/lavallee-c/index.html



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